mardi 23 juin 2015

Alquier-Bouffard (Louis) (Rue)

source : Geneanet
La rue Alquier-Bouffard est une rue piétonne, presque parallèle à la Place Jean-Jaurès. Rue commerçante, elle se situe dans le prolongement du Pont Neuf et de la rue Villegoudou.

Anne Louis Adolphe Alquier-Bouffard est né à Castres le 6 septembre 1822, dans une famille de la bourgeoisie protestante, au château de Bouffard. Il fut élève de l'École polytechnique, devint capitaine du Génie militaire et participa à la conquête de l'Algérie, où il contribua à la construction de routes, du télégraphe et de systèmes d'irrigation. Il fut Maire de Castres et trésorier-payeur général du département de l'Aude. (source : Wikipédia)

En voici une intéressante biographie (source : Geneanet) :
"Louis Alquier-Bouffard (1822-1911) polytechnicien comme son oncle Auguste Gleizes, il servit également dans le Génie. Nommé lieutenant en 1845, capitaine en 1848 il participe à la conquête de l’Algérie où il dirige la construction de routes, de télégraphe et de réseaux d’irrigation. En 1854 en Crimée, avec sa compagnie du 1er Génie, il prend part au siège et à la prise de Bomarsund, puis sur la frontière espagnole il termine la construction du fort d’Urdos.
En 1859 démissionnaire de l’Armée, il se retire dans sa propriété de Bouffard. L’année suivante il est élu conseiller municipal et désigné comme maire de Castres. À trente-huit ans, riche d’une expérience technique que lui a apportée l’Arme du Génie, appartenant par son milieu à la bourgeoisie démocrate, le nouveau maire se situe dans le camp des adversaires du conservatisme et du légitimisme. Son arrivée à la tête de la municipalité coïncide au plan local avec l’élection d’hommes de progrès et au plan national avec la mise en place par l’empereur d’une politique de réformes et d’ouverture en direction de l’opposition de gauche. Favorisé de surcroît par les conditions d’une certaine prospérité économique, Alquier-Bouffard va pouvoir réaliser une grande œuvre qui, en dix ans, transforme Castres.
En 1870, la chute de l’Empire entraîne la dissolution des conseils municipaux et généraux. Alquier-Bouffard est néanmoins nommé président de la Commission municipale et de la Commission départementale. Il restera encore huit ans conseiller municipal arrivant en tête de la liste municipale républicaine aux élections de 1874 malgré l’hostilité déclarée de l’administration préfectorale et du parti réactionnaire. Arrivé en tête à nouveau au premier tour des législatives de 1876, il se désiste pour assurer la victoire du candidat républicain. Désabusé, il aurait eu ce mot acerbe pour désigner ses concitoyens de Castres : “sale pays, sales gens, sale vent”.
Nommé trésorier payeur général dans l’Aude, puis dans l’Ariège**, il se retire en 1891 à Lavelanet, dont il avait hérité de son cousin germain Jules Gleizes ; veuf, il y vécut les vingt dernières années de sa vie, et accepta d’assumer les fonctions de maire*, comme le firent à leur retraite ses prédécesseurs, son grand-père Joseph de Caffarelli et son oncle Auguste Gleizes."
* de 1892 à 1911
** Par décret du Président de la République, en date du 1er octobre 1879, rendu sur la prosition du ministre des finances : M. Alquier-Bouffard (Anne-Louis-Adolphe), ancien officier, ancien maire de Castres, nommé, par décret du 12 août 1879, à la recette particulière des finances de Blaye (Gironde) et non installé, a été nommé receveur particulier des finances de l'arrondissement de Pamiers (Ariège), en remplacement de M. Jodocius, qui a reçu une autre destination.
M. Jodocius (Auguste), receveur particulier des finances à Pamiers (Ariège), a été nommé receveur particulier des finances de l'arrondissement de Blaye (Gironde), en remplacement de M. Alquier-Bouffard (source : Gallica)
Notes : les-rues-de-castres.blogspot.fr

Louis Alquier-Bouffard fut donc Maire de Castres, sa ville natale, sous le Second Empire, de 1860 à 1871. Son expérience acquise en Algérie, alors colonie française en pleine expansion, lui servira dans la gestion de sa ville :
"La ville doit à son administration un grand nombre d'améliorations parmi lesquelles : l'installation de fontaines publiques, l'édification d'une halle aux grains en fer et en fonte, la construction de plusieurs bâtiments scolaires ou autres et la gratuité de l'enseignement primaire" (Source : Toponymie des rues de Castres, par Louis Montagut).
A noter également "l'installation du télégraphe en 1861, (...), l'obligation d'établir des fosses d'aisance en 1864, la construction d'une salle de concert de 300 à 400 places qui servira jusqu'en 1903". "Il impulse la numérotation des maisons et la pose de plaques indicatrices des rues en 1868 ! Les jardins Frascaty et du Mail ont aussi été créés durant sa fonction, en 1867 ; en parallèle, entre 1865 et 1868, a été construite une halle aux grains métallique sur la place de l'Albinque, sur le modèle des halles centrales de Paris" (source : article La Dépêche).

Marié le 21 avril 1858 à Marie-Marguerite Forcade (1836-1888), ils eurent six enfants : Eliza, Henry, Mathilde, Edouard, Marguerite et Paul.
Louis Alquier-Bouffard est décédé le 30 novembre 1911, au château de Lavelanet de Comminges, à l’âge de 89 ans (source : Geneanet).

Il fut promu au grade de chevalier de la Légion d'honneur le 5 septembre 1854, puis officier par décret du 14 août 1867. Il fut également officier de l'Instruction publique et décoré de la médaille de la Reine Victoria (expédition de la Baltique) (source : Leonore).



On trouvera ici la liste des maires de Castres : http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=14217
Liste plus complète que celle de Wikipédia (avis aux amateurs qui auront la patience de remplir le tableau...) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Castres#Liste_des_maires

On lira ici une très intéressante étude sur la famille BOUFFARD, dont est issu Louis Alquier-Bouffard, mais également Jean Bouffard, dont une place porte le nom à Castres.

vendredi 10 octobre 2014

Christian d'Espic (Rue)

Rue perpendiculaire à l'avenue Charles de Gaulle, se terminant rue d'Auque.

Christian d'Espic : le "Dr Jekyll and Mr Hyde" castrais, pourrait-on dire ! Il n'avait pas, rassurez-vous, le côté obscur du monstrueux Mr Hyde !
Mais il fit une double carrière, à la fois de chirurgien, médecin-chef de l'hôpital de Castres, sous le nom de Dr Christian de Ginestet. Et en parallèle, suivant un goût et un talent développés très tôt, il fit une "carrière" de peintre et de graveur sous le nom de Christian d'Espic.
Car M. Christian d'Espic de Ginestet réussit toute sa vie à mener de front une brillante carrière de médecin et une nom moins brillante carrière d'artiste !
"L'intéressé lui-même n'a rien tenté, semble-t-il pour dissiper cette équivoque, et le choix qu'il a fait, délibérément, de deux patronymes distincts, selon qu'il agissait en chirurgien ou en artiste, prouve bien qu'il avait à coeur de séparer, dans son existence, le deux activités" (in D'Espic, Musée Goya, 1979, page 15).
Ces deux métiers, ces deux savoirs, étaient d'ailleurs par certains côtés basés sur les mêmes dons : "l'esprit d'observation, l'habileté manuelle, l'intuition, la sensibilité, la résistance à la fatigue, et cette imagination créatrice au service d'une sereine volonté" (ib. page 11)

BIOGRAPHIE COMPLETE : ICI

Photo tirée du site : http://christiandespic.fr/Christian_d_Espic/Christian_d_Espic_OEuvres.html

POUR ALLER PLUS LOIN sur Christian d’Espic (1901 - 1978)
Articles sur Christian d'Espic sur internet :
Livres :
  • L'Oeuvre gravée de Christien d'Espic, catalogue raisonné par Colette de Ginestet
  • D'Espic 16 juin - 31 août 1979, Musée Goya, Ville de Castres
  • etc.

samedi 16 novembre 2013

Carras (Quai du) - Carras (Rue du)

Après le quai Tourcaudière, en voici le prolongement : le quai du Carras, et, donnant sur ce quai, la rue du Carras.

Si Carras peut avoir pour origine "char à foin" en occitan, ce n'est sans doute pas de cela qu'il s'agit ici.
(Carras est un nom de famille du midi qui signifie grand char, surnom de charretier. Source : Genealogie.com)

L'explication, la voila :
"Le port de Bertrac était une simple barque servant de puisoir. En 1671, il était en mauvais état, les consuls le font remplacer par un carras pour 90 livres. Le puisoir prend alors le nom de Carras, c'était une construction carrée (en amont du pont Vieux)."
(Document d'évaluation, Cerac, 1993, citant Estadieu 1893 et Grillou 1957)

Ce Carras est visible sur les cartes postales du début du siècle.

En 1930, les fortes inondations l'endommagent sérieusement, comme on peut le voir sur cette carte postale :

La rue du Carras, petite rue donnant sur le quai, possédait une maison médiévale que l'on voit sur cette carte postale.
"La date de construction n'est pas connue mais elle pourrait remonter au XIIe siècle. Elle a subi plusieurs modifications, au XIXe siècle il n'existe plus qu'une façade réduite à une sorte de plein cintre et une fenêtre ogivale. Des chapiteaux à décor végétal sont déplacés et remployés en 1834 dans la décoration du château d'eau de Gourjade. En 1935, après les inondations qui avaient abîmé les maisons de la rue du Carras, un réalignement des façades fait disparaître celle de cette maison médiévale, unique exemplaire subsistant à Castres. Les pierres de la porte et de la fenêtre sont conservées dans les réserves du musée Goya" (Document d'évaluation, Cerac, 1993).








L'aspect actuel du quai du Carras n'a donc rien conservé de son patrimoine historique. Il s'est structuré autour de bâtiments des années 30/40, dont une ancienne banque, anciennement siège du Journal d'Ici, et des parkings sur berge déjà évoqués.
photo : Jean-Marie Pettès
photo : http://les-rues-de-castres.blogspot.fr/


 Un peu changé depuis le Carras tel qu'on peut le voir sur le plan Le Picard de 1674 !
Source : http://cerac-archeopole.fr/liens.html

BONUS
A noter à Nice le quartier de Carras, avec la plage de Carras, l'avenue de Carras...

jeudi 14 novembre 2013

Tourcaudière (Quai)

Le quai Tourcaudière est situé sur les berges de l'Agout, entre la Place Jean Jaurès, et la rue des Capucins et le Pont Vieux, avant le quai du Carras.
Toucaudière vient de Tour Caudière, du nom d'une tour qui s'élevait à cet endroit, reste d'un château médiéval. Elle servit à l'administration de la justice, à la garde des prisonniers, à la conservation des archives. 


extrait du plan levé en 1674 par Samuel Picard
28 : la Tour Caudière
Lors de la "croisade contre les albigeois", la ville de Castres se soumettra à Simon de Montfort en 1209, puis aux envoyés du roi Louis VIII en 1226. "La seigneurie de Castres, créée trois ans plus tard, est inféodée à Philippe de Montfort. Elle siège à la Tour Caudière où le sénéchal, deux juges dont un d'appel et le trésorier font sentir l'autorité du seigneur" (Castres ambitieuse et discrète, A. Lévy, Privat, 2007)
En 1229, la Tour Caudière devient donc le siège de la sénéchaussée. Le seigneur était représenté par un sénéchal secondé par un juge ordinaire et un juge d'appeaux (d'appels).

Mais les seigneurs de Castres, descendants de Simon de Montfort, sont souvent loin de Castres, pour la Croisade notamment.

Vers 1320, Bouchard 1er de Vendôme, fils de d'Eleonore de Montfort et de Jean V, comte de Vendôme, "habitait le château de la Tourcaudière, qui dans la suite fut la résidence ordinaire des comtes de Castres" (B.-A. Marturé, Histoire du Pays Castrais, 1822)

Pour Pierre Borel, dans ses Antiquités (1649) :
« Ladite Tour Caudière est dite d'un nommé Caudière, duquel le bien fut confisqué, ou, selon quelques-uns, comme qui diroit Tour Gotière, c'est-à-dire des Goths ; c'estoit la demeure de quelques Comtes de Castres. »

Cette étymologie ne convainc pas vraiment...
Citant Borel, Paul Andraud dans La Vie Et L'oeuvre Du Troubadour Raimon de Miraval, souligne qu'

"il nous paraît difficile de prendre au sérieux l'une quelconque des ces deux étymologies".

Pour Magloire Raynal, dans sa Biographie castraise (1837, Tome IV, page 102-103):
"Cette Tour-Caudière, ainsi nommée d'un certain Caudière à qui elle appartenait primitivement, et dont les biens furent confisqués, fit dès lors partie du palais des Comtes de Castres. Plus tard, c'était le séjour de la célèbre Esmengarde, connue sous le nom de la Belle Castraise ; enfin, elle devient la résidence des juges d'apeaux et des Officiers du Domaine du Roi. Elle renfermait des archives qui contenaient des titres précieux. Une partie de ces documens historiques devient la proie des flammes, à l'époque des guerres que la ville de Castres eut à soutenir. (...) Nous ajouterons, qu'avant d'entrer en fonctions, les Consuls de Castres, nouvellement élus, se rendaient avec leur cortège dans cette résidence, pour y prêter le serment exigé par la loi."



M. Estadieu, dans ses Notes pour servir à l'histoire de la Ville de Castres (1882, page 90), a une explication légèrement différente : "en 1209, Simon de Montfort fit bâtir un palais fortifié, sur la rive droite de l'Agoût, à côté d'un terrain confisqué plus tard, disent les chroniqueurs, à un nommé Caudière, d'où la dénomination de Turris Caudiere, consignée dans de vieux actes. La Porte du Palais existe encore, en assez bon état de conservation, près de l'escalier du Carras".

Dans Deux compagnons d'infortune, Jérémie DUPUY, de Caraman - Jean MASCARENC, de Castres, on trouve la précision suivante : "Au XVIIIe siècle, les prisons de Castres furent transférées à la Conciergerie, rue Sabaterie. Dès lors, la Tour Caudière ne contint que les archives de la ville ; en 1806, elle fut vendue au sieur Dons, serrurier, qui dut la démolir peu après, car on ne voit plus qu'un terrain vague, appartenant toujours à Dons, sur le plan de Castres, dressé en 1812 par l'architecte Lebrun, M. de Lastours étant maire. On en voit encore, sur le quai Tourcaudière, aux eaux basses, les fondations se détachant sur le sol de la rivière."

On y trouvait au début du XXe siècle un lavoir, que l'on voit sur cette carte postale, sous le quai.
Carte postale ancienne
Plus de photos de ce lavoir sur ce site entièrement consacré aux lavoirs de France :
http://www.lavoirs.org/affiche_lavoirs.php?code=81

Le quai Tourcaudière fut inondé lors des terribles inondations de 1930.
"L'inondation touche de vastes quartiers en rive gauche (Bonafé, Aillot, Bisséous, Théron-Périé, la Bouriate, rues Milhau-Ducommun, A.Veaute, d'Empare, Villegoudou), ainsi que quelques points de rive droite, ce qui n'était jamais arrivé (avenues Lucien Coudert et de Roquecourbe, quai Tourcaudière, rue des Trois-Rois, rue Malpas, quartier de Mélou). D'énormes quantités de matériaux flottants se coincent aux ponts Vieux et Neuf, qui sont aveuglés et submergés (parapets emportés). En milieu de nuit, il n'y a plus d'électricité en ville. Des maisons s'éffondrent le long de la rivière."

En 1988, l'aménagement des parkings sous les quais Tourcaudière et du Carras en modifie l'aspect. L'architecte de l'opération, Jean-Marie Pettès, en explique les principes : "Situé au cœur de la ville, l'aménagement des quais s'inscrit dans le cadre d'une opération plus vaste lancée par la ville de Castres pour la reconquête des berges de sa rivière, l’Agout. La sobriété du traitement et la mise en place de figures répétitives ont été choisies pour assumer la confrontation avec la  variété, le pittoresque et la  richesse  chromatique des
« maisons sur l’Agout ».
Pour répondre d'une part aux règles d’hydraulique qui imposaient des façades très ajourées et d'autre part à la représentation d’un socle supportant la ville, le motif de la stratification a été mis en place faisant alterner béton blanc et granit gris. Le granit, extrait du massif du Sidobre tout proche, a fait l’objet d’un travail particulier : recherche de façonnages (polissage courbe) et mise en œuvre soignée non-traditionnelle pour les agrafages."
Photo : http://www.ifarchitecture.fr/amenagement_des_quais_de_l_agout_-_castres_9-ref_36.php#

On y trouve aujourd'hui :
sous les quais : les parkings sur berges
sur les quais : un hôtel, des commerces (dont un salon de coiffure, un pressing, issu des anciens lavoirs ?!), un bistrot créé par un ancien rugbyman (Ugo Mola), ...

BONUS :
Une histoire d'échaffaud ! Terrible !
A lire ICI

LIENS :
> Deux compagnons d'infortune : http://www.regard.eu.org/Livres.4/Deux.compagnons/06.html#5
> Plan de Castres levé en 1674 par Samuel Picard : http://www.cerac-archeopole.fr/monuments/planmarture.html

BIBLIOGRAPHIE
En plus des ouvrages déjà cités :
Clerc (Stéphane) : La tour Caudière, un monument disparu du vieux Castres, Cahiers de la Société culturelle du Pays Castrais, 1987. Ouvrage épuisé auquel nous n'avons pas eu accès.
photo : http://les-rues-de-castres.blogspot.fr/

samedi 27 novembre 2010

Place de l'Obélisque (2)

Même si la place de l'Obélisque n'apparaît plus aujourd'hui sur les plans, elle a bel et bien existé. Il s'agissait en fait de la place située après le jardin du Mail, entre la rue Jean Huc et la rue Mérigonde.
Voici un extrait de Castres deux mille ans d'histoire de Jean-Pierre Gaubert :
"L'aménagement du jardin anglais, avec grottes, bassin, rivière et pont, date de 1866 sous la municipalité Alquier-Bouffard.
L'obélisque de cinq mètres de haut, érigé après souscription, marque la reprise du terrain à l'armée en 1886, décision suivie de la plantation de maronniers et de platanes.
Sous la municipalité Gabbarou, les forains chassés de l'Albinque, obtiennent le droit d'installer leurs stands sur l'esplanade pour les fêtes de juin.
Il y eut un kiosque à musique où se produisait la musique de l'école d'artillerie, il y avait encore des cygnes, dans les années 1980, dont les habitants de la résidence du Mail surveillaient les amours, mais tout cela s'est envolé : les notes de musique, les cygnes et même, au mois de juin, les riverains allergiques à la sono des manèges."

Voici donc la vérité rétablie sur cette Place de l'Obélisque !

photo : Google Steet (on reconnaît l'ancien tabac de la carte postale) envoyée par un fidèle lecteur !











Addendum : à noter également le calvaire situé sur cette Place de l'Obélisque, récemment restauré :
"En décembre dernier, la croix située au bout du jardin du Mail avait été enlevée de son socle pour partir en rénovation. Installé en 1830, l'ouvrage réalisé sur une structure de fer pèse 1,7 tonne. Jamais démonté depuis 180 ans, il montrait des signes d'usure et présentait des risques pour la sécurité. Après une indispensable cure de jouvence, le Christ sur sa croix vient de retrouver sa place."
Source : La Dépêche du Midi (9 septembre 2010)

mercredi 24 novembre 2010

Place de l'Obélisque

Un lecteur me signale (ICI : http://les-rues-de-castres.blogspot.com/2010/06/place-de-lalbinque.html?showComment=1290620981965#c3842301693707954450) qu'il  existe une carte postale intitulée "Castres - Place de l'Obélisque". Et c'est la seule carte postale ("Le Tarn 2e série", cliché de Jansou, photographe de Labouche éditeur à Toulouse) qui fasse référence à cette "place de l'Obélisque".

Or nul plan à ma connaissance ne fait apparaître de Place de l'Obélisque à Castres...
On dirait la rue Sainte-Foy, sur la Place Soult, à vérifier...
Il existe également une carte postale de Labouche, dans la même série "le Tarn 2e série", intitulée "Brassac, l'obélisque et la Place du Pont un jour de marché". Cet éditeur toulousain s'est-il mélangé les crayons dans les titres de ses cartes postales ?

Je continuerai mes recherches sur cette mystérieuse place de l'Obélisque !

samedi 19 juin 2010

Place de l'Albinque

Nous trouvons l'origine du mot Albinque dans les Antiquités de Castres, de Pierre Borel, "la porte de l'Albinque, dite ainsi parce qu'elle est du costé d'Alby ; elle est dite autrement la porte royalle"

Voici donc présentée l'Albinque : c'est la porte d'entrée de Castres, quand on vient d'Albi ou de Lautrec.
Voici quelques jalons de l'histoire de Castres vue depuis ce quartier de l'Albinque :

1227 : fondation du Couvent des Cordeliers, c'est-à-dire des franciscains, ou frères mineurs, à Castres (aujourd'hui à l'emplacement du Collège Jean Jaurès. Le clocher et une chapelle encore intégrés dans le collège sont les seuls vestiges visibles de ce couvent.).
On trouvera ICI une étude très intéressante sur les fouilles archéologiques réalisées en l'an 2000 lors de la construction de la maison Emploi-Formation. En voici un court extrait :
"En l’absence d’un fonds d’archives anciennes, l’histoire du couvent des Franciscains de Castres est connue par un récit de 1587 du père Gonzagues, repris et complété par le frère A. Doumayron. Lors de sa fondation en 1227, le couvent des Frères Mineurs est installé hors les murs à l’angle nord-ouest du rempart. Il a déjà acquis une certaine importance en 1251, puisque la soeur de saint Louis y fait construire un tombeau pour Armoise de Lautrec. En 1315-1319, ce couvent se rallie au mouvement mené par Bernard Délicieux. Les raids de la guerre de Cent ans qui touchent le Castrais de 1360 à 1387 provoquent la construction d’une nouvelle enceinte entre 1373 et 1380. Son tracé, longeant la place de la 32e DI, englobe désormais le couvent des Cordeliers. Bernard Avella date de cette époque les vestiges architecturaux du clocher. En 1389, le Duc de Berry et le Comte de Foix se rencontrent dans une salle du couvent construite à cheval sur la muraille.
Au XVIe siècle, le castrais devient une des principales régions acquises à la religion réformée. Les protestants prennent la ville en 1562. Le couvent des Franciscains devient une fonderie de canons avant d’être rasé en 1574. Les matériaux servent à la reconstruction du rempart, du portal Nau et du bastion d’Ardennes situés à proximité. Malgré une tentative de rétablissement entre 1597 et 1621, le couvent ne sera reconstruit qu’à partir de 1634. Il est alors de dimensions bien plus modestes que le précédent, jusqu’à sa mise en vente en 1791. Sur le plan de 1674, le site apparaît occupé par les jardins du couvent. Au XVIIIe siècle, il est en partie utilisé comme caserne pour la maréchaussée."

Le 14 mars 1485, c'est par cette porte fortifiée que "le futur Henri IV, alors roi de Navarre, fait son entrée à Castres aux côtés du Duc de Sully, du Prince de Condé, du vicomte de Turenne et de six cents cavaliers. (...) Juges, consuls, bourgeois, marchands sont tous allés à cheval, sous la pluie, le chercher près de Saïx. Arrivés à la porte de l'Albinque, les consuls lui ont présentés les clés de la ville."
(in Castres 2000 ans d'histoire, de J.P. Gaubert)

En 1666, les Consuls achetèrent au Couvent des Trinitaires des terres pour agrandir la place alors trop exiguë. En voici le récit tiré de Chroniques et Antiquités castraises, par Magloire Raynal , tome IV, 1837 :
"La belle promenade, qui rend aujourd'hui le quartier de l'Albinque si agréable, n'existait pas alors. Resserrée entre les murailles de la ville et des terres labourables appartenant, en grande partie, aux Trinitaires, une petite esplanade, où se tenait plusieurs foires, et où les Consuls allaient présider aux réjouissances publiques, pouvait à peine contenir les nombreux habitans qui s'y rendaient à des époques indiquées ; aussi l'on avait souvent à déplorer des accidens funestes. Cet inconvénient était si bien senti que le 7 mai 1666, à la suite d'une délibération du Conseil municipal, les Consuls allèrent prier le Supérieur des Trinitaires de vendre à la Ville les terres qu'ils possédaient de ce côté. Le Supérieur, appréciant les considérations qui avaient motivé la démarche des Consuls, fit part de leurs demandes à la Communauté, et il contribua beaucoup à ce qu'elles fussent accueillies favorablement : c'est depuis cette époque que l'Albinque est devenue, quant à son étendue, à peu près ce qu'elle est aujourd'hui.
En 1795, pendant la Terreur, qui suivit la révolution française, c'est sur la place de l'Albinque que se trouvait l'échaffaud, à l'emplacement de l'actuelle halle aux grains. On y conduisit à la mort des prêtres réfractaires (c'est-à-dire qui refusèrent de prêter serment à la Constitution civile du clergé en 1791 et voulurent rester fidèle à l'Eglise catholique), dont Jean-Pierre Alengrin (1749-1795). Une monographie lui a été consacrée par Paul de Cassagnac, aux éditions Périé, Lacaune (Jean-Pierre Alengrin, évangélisateur et martyr). Une croix élevée près du parvis de l'église Saint Jean-Saint Louis rappelle ces évènements dramatiques.







De 1820 à 1936, on trouve derrière la place une faïencerie, la manufacture de céramique de l'Albinque
"La Faïencerie a fermé en 1936 mais sa vaisselle est encore très réputée et recherchée par les brocanteurs et autres collectionneurs. C'est vers 1820, que la manufacture de poteries et de faïences stannifères est créée à Castres dans le quartier de l'Albinque. Fabricant à l'origine des produits de basse qualité, l'établissement n'acquiert de l'importance que dans la seconde moitié du XIXe siècle sous l'impulsion de ses nouveaux propriétaires, les Ducros. Spécialisée dans la céramique culinaire et la vaisselle de table, la manufacture est surtout reconnue pour ses faïences jaunes alors qu'elle produit aussi des terrines tigrées, des poteries à feu ainsi que des suspensions et des cache-pots artistiques. À la Belle Époque, la manufacture connaît une importante réforme structurelle par l'adoption de la fabrication de demi-porcelaines opaques et imprimées. Bien qu'ayant connu un début de mécanisation, la production reste encore largement artisanale, les décors sont encore effectués au pinceau par des artistes. Dans les années 1910, par l'adoption d'un matériel et des procédés modernes de production, la manufacture devient réellement usine. La politique commerciale se fait plus agressive. Mais la constitution majoritairement familiale du capital de la société la rend fragile face aux grandes sociétés anonymes de faïencerie qui profiteront de la dépression des années 1930 pour acheter puis fermer l'usine de l'Albinque en 1936." (Source : Jean-Michel Minovez, professeur en histoire moderne à l'Université Toulouse II- Le Mirail).
On y trouve aujourd'hui des brocanteurs, chez qui vous trouverez l'objet qui vous manque ! A défaut, allez faire un tour sur leur site : http://www.antiquitestarn.com/index.htm


1865-1868 : construction de la halle aux grains, celle de la place Nationale devenant trop surchargée.
"Pendant dix ans, de 1860 à 1870, Louis Alquier-Bouffard a été maire de Castres. Durant son mandat, plusieurs réalisations ont transformé la ville, dictées par la volonté d'apporter aux Castrais un meilleur cadre de vie et soutenir l'activité économique de la ville. (...) Entre 1865 et 1868, a été construite une halle aux grains métallique sur la place de l'Albinque, sur le modèle des halles centrales de Paris." (La Dépêche, 15/11/2009)



En 1867, débuta la construction de l'église Saint Jean-Saint Louis, qui fut inaugurée en 1873. "La naissance de l’église fut rendue possible grâce à un legs et un appel à souscription. Ainsi la construction débuta en 1867 et se termina six ans plus tard sous le regard de l’architecte de la ville M. Barthe". On lira ici son histoire : http://catholique-tarn.cef.fr/spip.php?article2011
Et aujourd'hui ? L'Albinque est toujours un carrefour, un lieu de vie, de commerce (marché de l'Albinque, marché aux fleurs, marché aux puces), de fête (Feu de la Saint Jean), ...
En 2010, le projet de réaménagement de la place commence à se préciser... A suivre !

mardi 30 mars 2010

Rue du Travet

La commune de Castres est traversée par trois rivières : l'Agout, le Thoré, le Durenque, et de nombreux ruisseaux : le Travet, le Lézert, le Rosé, le Roudil, ....
La rue du Travet rappelle l'emplacement de ce ruisseau qui a été en partie couvert, non sans conséquences (voir ci-dessous). Ce ruisseau se jetait au Moyen-Âge dans l'Agout en longeant les remparts de Castres.

La rue du Travet part du Boulevard Albert Thomas, et rejoint la rue du Gazel.
On trouve, un peu plus haut, le Chemin de la Plaine du Travet, qui débouche sur l'Avenue de Lautrec, ainsi que le Chemin du Petit Travet, la rue traversière Gazel-Travet, la rue Neuve du Travet
Le stade d'athlétisme situé Boulevard Albert Thomas se nomme "Stade du Travet". Le Travet désigne donc tout ce quartier, situé entre l'Avenue de Lavaur et l'Avenue de Lautrec.
A noter qu'une commune du Tarn, près de Réalmont, s'appelle également "Le Travet".
Plan : Ville de Castres

Annexe 1 : Le réseau hydrographique de la commune de Castres (Plan de Prévention des Risques naturels prévisibles : Risque Inondation - Commune de Castres -  Novembre 1998. http://www.tarn.pref.gouv.fr/IMG/pdf/Note-Castres.pdf)."Le territoire de la commune de Castres se situe sur les rives de l’Agout , du Thoré et de la Durenque ; plusieurs ruisseaux viennent également compléter le réseau hydrographique et représentent aussi un danger potentiel d’inondation pour la commune de Castres :

• en rive droite : le Rivassel, le Roudil (avec affluent la Grangeotte), le Rozé (avec affluent la Badayre), le Travet, le Grelle, la Fédial, l’Aybes, le Poumarol
• en rive gauche : le Lézert (avec affluents le Gourgs et le Mirgou), le Lambert (ou Blazou), le Saillenc (avec l’affluent Las Tinos) , le ruisseau de Lameilhé (busé), le ruisseau de Verdun."

Annexe 2 : Le bassin du Travet (Dossier Communal Synthétique des risques majeurs. http://www.tarn.pref.gouv.fr/IMG/pdf/CASTRES.pdf)

"Les 2 plus grandes crues historiques connues du Travet ont eu lieu aux dates suivantes :
• 20 juillet 1874
• 15 juin 1932
La crue du 15 juin 1932 a été retenue comme crue de référence pour déterminer la carte des aléas du PPR inondation de la commune (2000).
Le Travet est une rivière à crues rapides, issue d'un petit bassin (inférieur à 3,5 km2 d'où un temps de montée de la crue très court). Des enjeux récents dus à l'expansion urbaine de Castres posent des problèmes d'exposition, d'autant que de nombreuses archives relatent l'impact des inondations de 1874 et de 1932, décrivant des crues orageuses violentes provoquant de nombreux dégâts.
Le Travet est busé (parcours souterrain) dans son cours terminal, à partir de la place de l'Albinque jusqu'à l'Agout. C'est un élément pouvant aggraver fortement les inondations, notamment en cas d'obturation des buses liée aux embâcles."

Annexe 3 : article de La Dépêche du Midi du 26 octobre 2007 relatant les travaux d'aménagement hydraulique réalisés suite aux crues de 2003.
"Alors que s'achèvent les travaux de réaménagement du lit de la Durenque, ceux concernant le ruisseau Travet ont démarré il y a cinq semaines environ. Ils sont suivis de près par Jean-Louis Deljarry, ingénieur en génie civil pour la ville : « Ce chantier s'inscrit sur un périmètre qui part de la rocade nord-ouest de Castres via la rivière Agout, en centre-ville. La première tranche de travaux, en amont, concerne la réalisation d'un bassin de rétention, suivie par la reprise d'un ouvrage hydraulique sur le cour Jules-Ferry et la reprise du radier de l'ouvrage historique du Travet.» Le cours d'eau traverse sous terre le quartier de l'Albinque : autrefois, il longeait les remparts de la ville, il coule en fait sous les maisons du boulevard Sicard. « Dans la perspective de ce chantier, au départ, on a démoli l'habitation située au n. 25 de la place de l'Albinque, explique l'ingénieur, créant ainsi un accès direct au Travet jusque-là impossible. »

Le chantier devrait s'achever début décembre. Une deuxième tranche de travaux est envisagée bien plus tard, portant sur la réalisation d'un deuxième bassin de rétention au niveau de l'usine textile Carreman, touchée par la crue de 2003, et la reprise de l'ouvrage hydraulique situé sous la rue de l'Occitanie.
L'ensemble de l'opération Travet s'élève à 800 000€. Le chantier est réalisé par des entreprises locales et une entreprise toulousaine spécialisée dans les travaux souterrains."

Annexe 4 : LE STADE DU TRAVET (source : ville de Castres)

"Construit en 1946, le complexe du Travet dispose, en plus d'une piste 8 couloirs de 400m de :
- un terrain d'honneur (130m x 70m) éclairé
- une tribune entièrement et tout récemment reconstruite d'une capacité d'accueil de 511 places
- deux terrains annexes de football (70m x 55m) éclairés
- un gymnase (avec une tribune de 600 places) pouvant accueillir du basket, du handball, de l'athlétisme, du badminton, du tennis, du volley ball et de la gymnastique."

samedi 2 janvier 2010

Commandant Prat (Rue du)

Quittons un peu les fastes du XVIIIe siècle, pour nous retouver le 28 septembre 1866, rue Sabatier, à Castres, où est né Emile-Ernest-Charles Prat.
LE NAUFRAGE DU PLUVIÔSE
Cet enfant de Castres devenu marin, le capitaine de frégate Ernest Prat, a péri en mer le 26 mai 1910 à bord du sous-marin Pluviôse, au large du port de Calais, lors de la collision avec le petit paquebot à roue Pas-de-Calais, faisant vingt-sept victimes, l'équipage du sous-marin. Le capitaine de frégate Prat, commandant la base sous-marine de Calais, se trouvait à bord du Pluviôse, sur invitation du commandant Callot, pour assister à des manœuvres de torpillage.

 
Un article de la Revue du Tarn nous en apprend plus sur Ernest Prat.
Son père était boulanger rue Henri IV. Sa mère, Marie-Rosalie Bastié, était la fille d'un tailleur établi à Castres. "La tradition familiale était faite de dévouement, d'abnégation, d'amour du travail. Plusieurs membres de la famille avait illustré ces qualités dans des carrières où elles sont le lot quotidien. Un oncle ne mourut-il pas au service de Pie IX comme zouave pontifical ? Un autre curé de Navès. Une tante, Irma Prat, en religion Soeur Edouard, des Soeurs de l'Immaculée-Conception (Soeurs Bleues) de Castres, évangélisa le Gabon".
Ernest fit ses études à Castelnaudary, et fut reçu à l'Ecole Navale en 1882. Nommé aspirant de deuxième classe le 5 octobre 1884, il embarqua aussitôt sur le croiseur L'Iphigénie, école d'application des aspirants. Puis c'est le "tour du monde" : Lisbonne, Madère, Ténériffe, Dakar, La Martinique, puis retour sur Tanger, Gibraltar, Carthagène, Palma, Barcelone, Port-Vendre, Marseille, etc, jusqu'au retour à Brest le 15 août 1885. C'est grâce aux carnets de l'Aspirant Prat dont la Revue du Tarn cite de nombreux extraits, que nous avons tous ces détails.
Il est ensuite affecté à Cherbourg, puis part pour le Pacifique. Nous n'allons pas retracer ici toute sa carrière, qui fut brillante : enseigne à 21 ans, lieutenant de vaisseau à 26 ans, capitaine de frégate à 41 ans.
Il aurait pû devenir amiral, s'il n'avait pas connu une fin si dramatique.
Le naufrage du Pluviôse eut à l'époque un retentissement considérable. Après le difficile renflouement de l'épave, des obsèques nationales furent célébrées le 22 juin en présence du Président de la République Armand Fallières. A Castres, les obsèques du commandant Prat eurent lieu le 25 juin 1910.
Un monument à la mémoire de l'équipage a été élevé à Calais (photo : http://histoiresdunord.blogspot.com/2007_07_08_archive.html).
 
Comme Castres, d'autres villes natales des officiers sous-mariniers morts dans la catastrophe continuent d'honorer la mémoire de leurs disparus au travers des noms qu'elles ont donnés à l'une de leurs rues : la rue du Commandant-Callot à La Rochelle et la rue Pierre-Engel à Bavilliers (Territoire-de-Belfort).
La rue du Commandant Prat s'appelait auparavant rue Frascaty, jusqu'à la décision du Conseil Municipal (d'abord en 1910, puis confirmé le 19 décembre 1912). Elle est parallèle à la rue de l'Amiral Galiber, un autre marin né à Castres, dont nous reparlerons...
Gilles Duméril, janvier 2010.


Bibliographie

Revue du Tarn N°53 - Troisième série - Mars 1969
Capitaine de frégate Ernest Prat (1866-1910) par Gabriel Soulié et Henry Maynard.


Sur le naufrage du Pluviôse :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pluvi%C3%B4se_(sous-marin)
http://sites.google.com/site/calaisen1900/Home/le-naufrage-du-pluviose
http://calais-ville.net/faits_divers/naufrage_du_pluviose/index.htm

samedi 12 décembre 2009

Malpas (Rue)


La rue Malpas existait déjà en 1454 (voir l'article sur la rue de Brettes).

En 1649, la rue est citée dans "Les Antiquités" de Pierre Borel : "allant de la place à la Conciergerie, la rue dal Masel viel, et de celle-là jusqu'à la Tour Caudière, la rue du Malpas".

C'est littéralement la "mauvaise passe", le "mauvais passage". A noter que Pas signifie aussi « gué », d'où le Malpas, le « mauvais gué ».
Alors, "mauvais passage" derrière le château médiéval (la Tour Caudière), ou "mauvais gué" sur l'Agout (cette rue en est très proche), je vous laisse choisir !

Une certitude, aujourd'hui, on y trouve de bons restaurants : L'eau à la Bouche, la Mandragore, ...

A noter qu'à Nisan-les-Ensérune (dans l'Aude) se trouve le tunnel de Malpas, créé par Pierre-Paul Riquet pour faire passer son canal. qu'il dut creuser dans une colline sableuse, d'où ce nom de "mauvais passage".

Plan vu sur : http://pagesperso-orange.fr/b.grimal/index.htm